Auteur/autrice : Bérengère Moricheau-Airaud

  • Les Discours adressés au(x) pouvoir(s)

    Classiques Garnier, POLEN – Pouvoirs, lettres, normes, n° 37

    Noëlline Castagnez, Laure Depretto, Julien Véronèse (dir.)

    418 pages

    Parution : 22/05/2024

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    Résumé

    La réflexion interdisciplinaire sur les discours adressés aux pouvoirs interroge les pratiques sociales de la requête, de la pétition, de la célébration ou de la critique des autorités, montrant les normes, stratégies et contraintes de tels discours et le rôle joué par les porte-parole et intercesseurs.

    Table des matières

    Noëlline Castagnez, Laure Depretto etJulien Véronèse

    Introduction   7

    PREMIÈRE PARTIE S’ADRESSER AU PRINCE LOUER, BLÂMER, CONSEILLER

    Pierre-Alain Caltot

    « Patrivmque aperitvr vertice sidvs ».

    Mise en scène de la comète de César comme discours adressé
    au Prince dans la poésie latine augustéenne et néronienne   15

    Emilia Ndiaye

    À Memmius ou Lucilius, à Sisebut ou Richard.

    Quelques adresses d’auteurs de traités sur la nature
    à des hommes de pouvoir   35

    Rosa Benoit-Meggenis

    La parrèsia du moine dans l’empire byzantin (viiie-xiiie siècles)   55

    Karol Skrzypczak

    S’adresser au roi en son absence.

    La première Justification du duc de Bourgogne
    et la Proposition de l’abbé de Cerisy (1408)   71 416

    Bernard Ribémont

    Du prince défunt (Philippe le Bon)
    au prince successeur (Charles le Téméraire).

    L’adresse au pouvoir de Guillaume Fillastre,
    chancelier de l’Ordre de la Toison d’Or    91

    Mellie Basset

    Fénelon, conseiller politique du duc de Bourgogne.

    Étude de la correspondance adressée au prince
    durant la guerre de Succession d’Espagne   105

    DEUXIÈME PARTIE SUPPLIQUES, REQUÊTES, PÉTITIONS

    Laure Depretto

    Écrire en disgrâce.

    Bussy-Rabutin s’adresse au roi-lecteur   127

    Jeanne-Marie Jandeaux

    Le discours familial auprès du pouvoir royal
    et de ses représentants dans les dossiers d’enfermement
    pour correction au xviiie siècle   145

    Éric Derennes

    Des femmes interpellent les Chambres
    en faveur de la duchesse de Berry (1832-1833)   163

    Oriol Luján

    Moyens de domination ou d’émancipation ?

    Une analyse comparée des pétitions adressées
    au Parlement en France et en Espagne au xixe siècle   181

    David Bellamy

    Écrire à l’Élysée sous la présidence de René Coty (1954-1959)   197 417

    Grégoire Le Quang

    Toucher le cœur de l’État.

    Les lettres adressées au président de la République
    pendant l’enlèvement d’Aldo Moro (mars-mai 1978)   211

    Claire Hugonnier etGeneviève Bernard Barbeau

    « Votez contre », ou quand un mouvement contestataire
    s’adresse aux pouvoirs étatiques.

    Le cas du collectif Marchons Enfants !   231

    TROISIÈME PARTIE AU NOM DE… REPRÉSENTANTS ET INTERCESSEURS

    Quentin Verreycken

    As moost Cristen prynce whos clemens is to be noted.

    Tempérer la grâce du roi
    en Angleterre et en France (xiiie-xve siècles)   249

    Laurent Bourquin

    Se plaindre au gouverneur.

    Les requêtes présentées au duc de Nevers
    pendant les guerres de la Ligue (1589-1594)   267

    Antoine Ropion

    De la supplique au manifeste public.

    Les adresses au pouvoir des ouvriers en soie lyonnais
    (1744-1793)   283

    Pierre Allorant

    Discours adressés aux préfets.

    Cibles ou médiateurs, de Napoléon à la Libération ?
    (1800-1945)   301 418

    Erwan Pointeau-Lagadec

    Demander ou s’opposer au changement de statut légal
    du cannabis par voie de presse.

    De « L’appel du 18 joint » à « L’appel des 80 parlementaires
    Les Républicains » (1976-2021)   313

    Noëlline Castagnez et Laélia Véron

    Dix « emmurés vivants » de Clairvaux réclament
    à l’État français le rétablissement de la peine de mort.

    S’adresser au pouvoir quand on est détenu   333

    Nolwenn Duclos

    La question prioritaire de constitutionnalité   361

    Michel Offerlé

    Épilogue.

    Pourquoi et comment comprendre celles
    et ceux qui écrivent aux autorités   377

    Remerciements   397

    Index   399

    Résumés   407

  • Rhétorique de la requête (XVIe-XVIIe siècles)

    Classiques Garnier, Rencontres, n° 607

    Ellen Delvallée, Cécile Lignereux (dir.)

    283 pages

    31/01/2024

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    Résumé

    L’ouvrage étudie comment les protocoles rhétoriques de la requête, définis et illustrés par les traités de rhétorique et les manuels d’art épistolaire, font l’objet de toutes sortes de variations (sélection, dosage, redistribution) dans les genres adressés des xvie et xviie siècles.

    Table des matières

    Table des matières

    Francis Goyet

    Préface   7

    Ellen Delvallée et Cécile Lignereux

    Introduction   19

    Première partie La requête dans le genre épistolaire

    Cécile Tardy

    Pratiques de la lettre de demande.

    Le florilège de François de Fenne
    (Secrétaire à la mode réformé, 1684)   41

    Adeline Desbois-Ientile

    Lemaire de Belges épistolier.

    L’art de la demande   59

    Agnès Cousson

    Demander, prier, conjurer.

    La petitio dans les lettres de Racine   77

    Laure Depretto

    « Au service de Sa Majesté ».

    Les lettres au roi de Bussy-Rabutin,
    entre demande de grâce et offre de service   95 282

    Deuxième partie La requête en poésie

    François Rouget

    Une espèce discursive de la rhétorique de la requête.

    La réclamation en vers au xvie siècle   115

    Pauline Dorio

    La requête dans les Epistres morales et familieres
    de Jean Bouchet   139

    Robert J. Hudson

    « De style trop mince ».

    L’humilité hyperbolique de la requête
    dans les épîtres lorraines de Clément Marot   157

    Pascale Mounier

    Les requêtes répétées dans les Cent rondeaulx / Et cinq avec.

    Enjeux de la reformulation en série discursive   177

    Véronique Adam

    Le discours de la requête dans l’anthologie poétique
    du premier xviie (1597-1627).

    Compilation hétérogène ou pratique unifiée ?   197 283

    Troisième partie La requête au théâtre

    Christine Noille

    Le traitement de la petitio dans l’intrigue dramatique   215

    Christiane Deloince-Louette

    Astyanax ou la paix.

    La requête tragique d’Ulysse à Andromaque
    dans La Troade de Garnier (1579)   235

    Lauriane Maisonneuve

    La petitio au théâtre.

    Un patron rhétorique
    pour les tragédies du xviie siècle ?   253

    Bibliographie des traités de rhétorique
    et manuels épistolographiques   271

    Index des auteurs de traités de rhétorique
    et de manuels d’art épistolaire   275

    Résumés   277

  • Comment faire pour dire vrai ? Perspectives pragmatiques

    UGA Éditions, Langues, gestes, paroles

    Sous la direction de Éric Grillo et Michel Dufour

    Date de publication : 29 Février 2024

    Lien vers OpenEdition

    Présentation

    Michel Foucault voyait dans la distinction du vrai et du faux un grand « principe de raréfaction » des discours, participant de leur contrôle et de leur assujettissement en instaurant le grand partage de la raison et de la folie. Mais jusqu’à récemment, pour principe d’exclusion qu’il fût, le vrai ne laissait pas, dans l’ordre de la raison, et sur ses territoires, de jouer encore un rôle fédérateur. Or, il semblerait qu’aujourd’hui, ce pouvoir fédérateur du vrai soit relégué au rang des illu­sions métaphysiques. Des fake news aux « faits alternatifs », des bidonnages médiatiques aux thèses complotistes, tout se donne pour « vrai », comme si le vrai n’était plus qu’une bannière que chacun brandit pour défendre « sa » vérité. D’où une défiance généralisée, envers les médias, les institutions démocratiques, la science même. Alors du vrai faut-il faire table rase ? Ou se résigner à n’y voir qu’une affaire de préférence ? Pas pour les auteurs réunis ici, philosophes, anthropologues, spécialistes des sciences de la communication, qui endossent la posture du théoricien ou celle de l’enquêteur de terrain. Pragmaticiens de formation ou d’obédience, ils s’efforcent, par l’analyse de situations ou d’objets divers et parfois inattendus, de mettre au jour les conditions et contraintes structurelles, conventionnelles, contextuelles, relationnelles, à l’œuvre dans la promotion d’un discours « vrai ».

    Sommaire

    Introduction

    Partie I. — Faire vrai : stratégies, procédures, usages

    Bruno Ambroise I.1. — Quand dire la vérité, c’est faire. Propos austiniens sur l’assertion comme acte de parole

    Marie-Noëlle Doutreix I.2. — Petites faussetés et grandes vérités : approcher le vrai en disant le faux ?

    Marie-France Chambat-Houillon I.3. — Que font les témoignages ordinaires à la sincérité du discours journalistique

    Partie II. — Le « dire vrai » comme faire ensemble

    Éric Grillo II.1. — Dire vrai, une activité conjointe ?

    Jean-Bernard Cheymol II.2. — Les ambiguïtés de l’éthique de la coopération pour dire vrai dans Dr House

    Pierre Diarra II.3. — Elle est très gravement malade… Suggérer sans vouloir cacher la vérité

    Partie III. — Aux frontières du dire vrai

    Dusa Dan III.1. — Sur l’impossibilité de dire le vrai

    Julien Labia III.2. — Du contournement pour dire vrai en temps d’actualité saturée. L’effet indirect, au jour de Louis Feuillade et Pierre Dac

    Michel Dufour III.3. — L’insulter est-ce lui dire ses quatre vérités ?

    Post-scriptum, en guise de conclusion

    Bibliographie générale

    Notices biographiques des contributeurs

  • L’éloquence révolutionnaire aux États-Unis et en France : circulations, représentations et réceptions (XVIIIe-XXe s.)

    Actes de la journée d’études du 17 mars 2023 à l’université Paris Nanterre
    sous la direction d’Augustin Habran et Hélène Parent.

    Lien vers le site serd.hypotheses.org

    Présentation

    La journée d’études qui a donné lieu à la présente publication s’est déroulée le 17 mars 2023 à l’université Paris Nanterre, dans le cadre du programme « Dire et montrer l’éloquence (1750-1850) » https://eloquences.hypotheses.org/. Elle était organisée par Augustin Habran (université d’Orléans / Rémélice, maître de conférences en civilisation américaine) et Hélène Parent (université de Lorraine / CREM, maître de conférences en langue et littérature française).

    Transdisciplinaire et transséculaire, cette journée a réuni des chercheuses et chercheurs en civilisation américaine, en littérature française et comparée, ainsi qu’en études cinématographiques. En l’organisant, nous nous donnions pour objectif de faire dialoguer deux aires géographiques et culturelles, la France et l’Amérique du Nord, autour de deux thématiques qui les réunissent à la fin du 18e siècle : la révolution et l’éloquence, ainsi que leurs représentations pendant mais également après les événements, au 19e et au 20e siècle, voire jusqu’à nos jours.

    Sommaire

    Augustin Habran et Hélène Parent : introduction

    Charles Vincent, « L’image révolutionnaire de la ‘Mère Patrie’ entre France, Angleterre et colonies américaines : enjeux d’une polémique (1770-1790) »

    Leslie Tassery, « De Lafayette au citoyen Genêt : citoyenneté et Révolution chez George Washington »

    Nathalie Caron, « L’éloquence du peuple selon Volney »

    Steven Sarson, « Harmonizing the ‘sentiments of the day’: the Declaration of Independence and the Forging of a Revolutionary Consensus »

    Michele Morselli, « ‘Diables de mots’ : de la rhétorique révolutionnaire au mythe napoléonien dans Bug-Jargal »

    Isabelle de Vendeuvre, « Éloquence naïve, éloquence suprême ? L’éloquence révolutionnaire entre France et États-Unis dans deux romans jamesiens : The Bostonians et The Princess Casamassima »

    François Huzar, « L’éloquence révolutionnaire à l’écran. Formes cinématographiques des discours des révolutions américaine et française »

  • Le deuxième âge de l’éloquence (1750-1870)

    Presses universitaires de Paris Nanterre, Orbis litterarum

    Hélène Parent, Alain Vaillant (dir.)

    986 pages
    Date de parution : juin 2024

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    Résumé

    Avec la Révolution française, l’éloquence, considérée depuis l’Âge classique comme le joyau de la littérature française, retrouve sa mission originelle, héritée de l’Antiquité : être l’instrument de la délibération publique. Déjà contestée ou assouplie au siècle des Lumières, elle est plus que jamais au cœur de la culture nationale : dans l’enseignement, dans les prétoires, dans la prédication religieuse ou à la tribune des assemblées, mais aussi dans une presse en plein essor et chez des écrivains dont le romantisme apparaît comme la forme sublimée de la parole. Mais avec cette omniprésence écrasante vient aussi, en contrepoint, le temps de la contestation, des critiques, d’une sourde désillusion à l’égard d’une machine rhétorique aux séductions jugées trompeuses.

    Telle est l’aventure qu’offre à parcourir pour la première fois cette anthologie monumentale, rassemblant 99 auteurs, célèbres ou inconnus, mais qui furent tous, chacun dans sa sphère professionnelle, des protagonistes passionnés de ce « deuxième âge de l’éloquence ».

  • La Langue à l’épreuve. La poésie française entre Malherbe et Boileau

    Tübingen, Narr Francke Attempto Verlag, coll. « Biblio 17« , 2024

    Guillaume Peureux et Delphine Reguig (dir.)

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    Résumé

    Ce livre est une histoire de la poésie en France au XVIIe siècle vue à travers la question des rapports entretenus par les poètes avec la réforme malherbienne, généralement présentée comme uniformément répandue dans les pratiques d’écriture. Les contributions réunies montrent la complexité et la richesse de ces rapports, des divergences et des rapprochements inattendus entre poètes, la profondeur des réflexions menées par les auteurs et autrices, en fonction de leurs convictions philosophiques ou linguistiques, des influences qu’ils subissaient, des contextes politiques et idéologiques qui étaient les leurs. Trois grandes lignes se dégagent de l’ensemble des contributions : la prise en compte des écarts entre le purisme malherbien et la nécessité d’adapter son écriture aux codes d’une forme ou d’un genre ; le déploiement de discours sur l’autonomisation de la langue poétique ; des expérimentations linguistiques qui traduisent une résistance frontale à toute forme d’uniformisation poétique.

    Sommaire

    Le grand laboratoire

    1. Langue et genres poétiques

    Bernd RENNER
    « Ainsi les actions aux langues sont sugettes » : langue et satire chez Mathurin Régnier.

    Antoine SIMON
    « Un stile simple et bas » : dépouillement de la langue dans les Satyres françoises de Jean Vauquelin de La Fresnaye.

    Sophie TONOLO
    En mots et en images, en vers et en phrase : la langue française à l’épreuve de l’épître en vers, de Saint-Amant à Boileau.

    Emily LOMBARDERO
    « Vieux langage » contre « beau langage » : le conte en vers de La Fontaine à Voltaire.

    Lucien WAGNER
    « Une diction toute héroïque » : politique de la langue dans le poème héroïque français des années 1650.

    2. Poésie et usage en tension

    Melaine FOLLIARD
    « Inventer quelque nouveau langage » : les pointes de Théophile de Viau ou la tentation d’une langue neuve en 1620.

    Antoine BOUVET
    Éloquence et modernité de la langue poétique dans la pointe de sonnet au XVIIe siècle.

    Claire FOURQUET-GRACIEUX
    Des « mots farouches pour la poésie » ? Corneille et le lexique français.

    Karine ABIVEN et Gilles COUFFIGNAL
    En quête de variations linguistiques dans les mazarinades burlesques : quels usages de la langue dans la poésie de grande diffusion ?

    Giovanna BENCIVENGA
    Le Conseiller des poètes à l’épreuve. Gilles Ménage entre poésie, héritage italien et observations sur la langue française.

    Sophie HACHE
    Poésie et langue française dans La Rhétorique de Bernard Lamy : entre déception et aspiration.

    3. Inventions linguistiques et poétiques

    Vincent ADAMS–AUMÉRÉGIE
    Comment lire un fragment ? Sacrilège auctorial et perfection linguistique dans les Poésies de Malherbe (1630).

    Stéphane MACÉ
    « Fait pour vaincre la mort et pour étonner l’œil » : à propos de l’enrichissement de la métaphore chez quelques poètes du premier dix-septième siècle.

    Charlotte DÉTREZ
    « Plus j’enrichis ma langue, et moins je deviens riche » : langage poétique et construction de carrière.

    Claudine NÉDELEC
    « Écrire d’une façon, que personne n’oserait parler » : les poètes burlesques et la langue.

    Philippe CHOMÉTY
    La langue poétique comme « anagrammatisation généralisée » au XVIIe siècle : quelques hypothèses et éléments de réflexion.

    Yves Le PESTIPON
    « Cerdis Zerom deronty toulpinye » : audaces de Papillon avec la langue.

  • Questions de style. Au croisement de l’anthropologie, de l’esthétique et de l’histoire de l’art

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    Résumé

    Le style fait partie de ces notions par excellence ambivalentes. On parle autant du style d’un artiste, d’un collectif, que d’une civilisation. Quelles que soient les échelles auxquelles s’applique le style, on suppose de lui une certaine constance : un style qui changerait de forme basculerait en un autre style. On charge le style de jouer le rôle de marqueur d’identification – d’une époque, d’un endroit ou encore d’une personne. Le style remplit bien des fonctions de repère, et ne saurait dès lors être relégué au rang du supplément formel. Que le style se joue dans une feuille d’acanthe ou dans une toile de Cézanne nous engage à le poser d’abord comme une question. Gageons, avec Riegl, que cette question sera nécessairement plurielle.

    Présentation

    Le style fait partie de ces notions par excellence ambivalentes. On parle autant du style d’un artiste, d’un collectif, que d’une civilisation. Quelles que soient les échelles auxquelles s’applique le style, on suppose de lui une certaine constance : un style qui changerait de forme basculerait en un autre style. On charge le style de jouer le rôle de marqueur d’identification – d’une époque, d’un endroit ou encore d’une personne. Le style remplit bien des fonctions de repère, et ne saurait dès lors être relégué au rang du supplément formel. Que le style se joue dans une feuille d’acanthe ou dans une toile de Cézanne nous engage à le poser d’abord comme une question. Gageons, avec Riegl, que cette question sera nécessairement plurielle.

    Cette journée d’étude qu’accueille le Centre d’études phénoménologiques, sera introduite par le Pr. Sylvain Camilleri et réunira des chercheurs et chercheuses dont les préoccupations scientifiques se situent au croisement de l’anthropologie, de l’esthétique et de l’histoire de l’art. Elle débutera par une intervention dont le philosophe Jean-Marie Schaeffer nous fait l’honneur, à titre de conférencier principal, et se poursuivra par une présentation et une discussion des travaux de la Pr. Caroline Heering, de Charles Lebeau-Henry, d’Adnen Jdey et de Clarisse Michaux.

    Programme

    • 9 : 15 – Sylvain Camilleri (UCLouvain – CEP) : Mot d’introduction

    • 11 : 00 – 11 : 45 – Clarisse Michaux (ULiège – CREPH) : Reconnaître un auteur à son style. Au sujet de schèmes perceptuels dans la réception des œuvres d’art.

    Pause déjeuner

    • 9 : 30 – 10 : 30 – Keynote speaker : Jean-Marie Schaeffer (EHESS – CRAL) : Les embarras du style

    Pause

    • 11 : 00 – 11 : 45 – Clarisse Michaux (ULiège – CREPH) : Reconnaître un auteur à son style. Au sujet de schèmes perceptuels dans la réception des œuvres d’art.Pause déjeuner

    • 13 : 30 – 14 : 15 – Caroline Heering (UCLouvain – GEMCA) : L’acte ornemental : une finalité sans fin

    • 14 : 30 – 15 : 15 – Adnen Jdey (UCLouvain – CEP) : L’ornement chez Ingarden : une phénoménologie du style à l’épreuve de la Kunstwissenschaft

    Pause 

    • 15 : 45 – 16 : 30 – Charles Lebeau-Henry (UCLouvain – CEP) : Les débuts de la notion de style baroque en musique. Nietzsche entre Burckhardt et Wölfflin

    • 17 : 00 – Clôture

    Contacts

    Adnen Jdey
    courriel : adnen [dot] jdey [at] uclouvain [dot] be
    Clarisse Michaux
    courriel : clarisse [dot] michaux [at] uliege [dot] be







  • « Poétique, rhétorique, stylistique – Perspectives théoriques actuelles autour du politique »

    Séances

    • 19 janvier : Paul DIRKX (Université de Lille) – Sociopolitique et socio-poétique : le cas de la littérature européenne en langue française
    • 12 février : Dominique DUPART (Université de Lille) – A la recherche d’une forme poétique perdue : enquête sur le toast, 1789-1851
    • 8 mars : Claire FOURQUET-GRACIEUX (Université Paris-Est Créteil) – Etudier la parole royale dans les textes d’Ancien Régime : outils et enjeux
    • 3 avril : Nicolas ALLART (Université de Lille) – Poétique des cafés chez Aragon : espaces choisis de la prise de conscience politique
    • 3 juin : Elise PAVY-GUIBERT (Université Bordeaux-Montaigne – IUF) – De la conversation à l’éloquence et au style : littérature et idéal de la langue au tournant des Lumières
    • https://alithila.univ-lille.fr/activites-scientifiques/archives
  • Festival Écrivaines à l’Université

    Festival Écrivaines à l'Université (FEU)

    Festival Écrivaines à l’Université (FEU)

    Organisation Stéphanie Genand, Rossana de Angelis, Claire Gracieux.

    Université Paris-Est Créteil (UPEC)

    La première édition du Festival Écrivaines à l’Université (FEU) les 26-28 mars à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC). Ce festival, qui a vocation à durer, interroge la place des femmes qui écrivent dans la société française et francophone, et cherche à les rendre visibles.

    Une seconde édition est prévue pour les 25-27 mars 2025 sur le thème du « territoire ».

    https://www.festivalecrivainesuniversite.fr/

  • Webinaire Poemata (mars 2024) « La Parole du poème »

    Rencontre avec Michèle Monte autour de son livre : La Parole du poème. Approche énonciative de la poésie de langue française (1900-2020), Paris, Classiques Garnier, coll. investigations stylistiques, 2022. Rencontre animée par Pascale Roux
    https://poemata.hypotheses.org/19524

    L’énonciation poétique est une parole adressée à un lecteur et les formes que cette parole va prendre vont orienter l’interprétation. C’est à partir de cette conviction que sont envisagées dans ce livre les relations de temps et de personnes qui structurent le poème, et le dialogisme qui le traverse par le biais des discours représentés et des conflits de points de vue qui y sont mis en scène. Se dessine ainsi un éthos de l’énonciateur textuel qui appelle l’adhésion du lecteur et sa participation au monde du texte. Le parcours méthodique suivi dans l’ouvrage est illustré par l’étude de nombreux poèmes en langue française écrits entre 1900 et 2020 et offre ainsi un aperçu de la langue poétique contemporaine dans toute sa diversité.

    Michèle Monte est professeure émérite de linguistique française à l’Université de Toulon. Elle travaille dans une perspective pragmatique et herméneutique sur la production et la réception de la poésie française contemporaine et s’intéresse actuellement à la métaphore et à la poésie narrative. Outre de nombreux articles et chapitres d’ouvrage sur divers poètes, elle a publié en 2022 aux Classiques Garnier La Parole du poème. Approche énonciative de la poésie de langue française (1900-2020). Elle est aussi l’autrice de travaux portant sur la sémantique de morphèmes grammaticaux (néanmoins, toutefois, si, juste, on dirait) ainsi que sur l’énonciation et l’argumentation dans les discours politiques et médiatiques. Elle a par ailleurs coordonné cinq ouvrages de la collection « Var et Poésie » : La revue Sud, Aragon et la Méditerranée, Jean Malrieu, André Salmon et Germain Nouveau. Ils sont consultables en ligne sur le site du laboratoire Babel de l’Université de Toulon.

    Pascale Roux est professeure de langue française et stylistique à l’Université Lumière Lyon 2. Ses recherches portent sur les textes entre les langues (littérature francophone, hétérolingue et traduite) marqués par les contacts interlinguistiques, et particulièrement sur la poésie, dans une approche interdisciplinaire (stylistique outillée, analyse du discours, traductologie). L’inédit de son habilitation à diriger des recherches (Éthos et style chez les traducteurs de poésie : Approche comparative sur un corpus de traductions de Keats, Leopardi et Heine), dont Michèle Monte a été la garante, paraîtra chez Garnier.