Auteur/autrice : Bérengère Moricheau-Airaud

  • Journées d’étude en présence de l’auteur Philippe Djian « Philippe Djian, polygraphe : Langue, rythme et voix dans une œuvre plurielle »

    Journées d’étude en présence de l’auteur Philippe Djian : « Philippe Djian, polygraphe : Langue, rythme et voix dans une œuvre plurielle »

    AMU, ALLSH, Campus d’Aix-en-Provence, sites Schuman 29 et 3

    Mercredi 8 et jeudi 9 avril 2026

    Porteurs du projet :
    Elodie BURLE, CIELAM, Département des Lettres, ALLSH, AMU
    Joël JULY, CIELAM, Département des Lettres, ALLSH, AMU

    Organisateurs

    • CIELAM,
    • UFR ALLSH,
    • Projet TIGER du master CLIN,
    • INCIAM,
    • CRéaLAME,
    • Association Internationale de Stylistique,
    • Réseau de recherche « Les Ondes du monde »

    Argumentaire

    Depuis la parution de 37°2 le matin (1985), roman qui a immédiatement inscrit Philippe Djian dans le paysage littéraire contemporain, l’écrivain n’a cessé de produire une œuvre prolifique où se suivent et se répondent romans, nouvelles, scénarios, chansons et essais. Cette diversité formelle témoigne d’un rapport singulier à l’écriture : en effet, l’enjeu de cette production artistique repose sur la recherche d’un rythme, d’une voix et d’une musicalité qui justement transcendent les genres.

    Ses œuvres sont traduites dans presque toutes les langues et il est salué comme un créateur dont le talent est mondialement reconnu. S’il a reçu le Prix Interallié pour Oh ! en 2012, il est cependant dommage qu’aucune université française n’ait su lui consacrer en propre de colloque scientifique, alors que d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Irlande l’ont déjà fait ou lui ont rendu des hommages appuyés. Les journées qui seront organisées à AMU par le laboratoire du CIELAM les 8 et 9 avril 2026 seront d’autant plus remarquables qu’elles combleront une profonde lacune dans les rencontres universitaires autour de la littérature ultra-contemporaine en France. Les participants auront de plus le privilège d’y écouter l’auteur, de dialoguer avec lui, et pour les plus chanceux, nos étudiants du master « Création littéraire » parcours CLIN, de travailler à ses côtés lors d’une masterclasse. 

    Les romans de Philippe Djian – de Zone érogène (1984) à Dolorès (2025), en passant par Lent dehors (1991), Oh ! (2012) ou Sans compter (2023) (la liste est bien trop longue !) – offrent un terrain privilégié pour interroger l’économie de la phrase djianienne : jeu sur la ponctuation, ellipses, ruptures syntaxiques et sobriété du lexique instaurent un style à la fois épuré et heurté, qui peut restituer la violence et la fragilité des existences ou des relations humaines, leur vacuité. Le cycle sériel de Doggy Bag (2005-2010) expérimente quant à lui des formes d’écriture fragmentée et des récurrences, inspirées des séries télévisées américaines, questionnant ainsi les frontières de la littérature.

    Parallèlement, l’œuvre brève de Djian – nouvelles regroupées notamment dans 50 contre 1 (1981) – condense en quelques pages des tensions narratives et des enjeux stylistiques qui résonnent avec ses textes plus longs, tandis que ses incursions dans la chanson, en collaboration avec le chanteur et musicien suisse Stephan Eicher, déplacent son univers vers une oralité, une tonalité et une musicalité explicites. Enfin, ses réflexions, rassemblées dans l’essai Ardoise (2002) ou débattues dans de nombreuses interviews, livrent un discours réflexif sur l’acte d’écriture, comme de lecture, ses difficultés, ses choix et ses ambitions.

    Ces journées d’étude se proposent d’examiner la cohérence et les écarts au sein de cette œuvre plurielle. On s’intéressera notamment à la manière dont les choix esthétiques et langagiers – fragmentation, oralité, souci du détail, résonance musicale – circulent d’un genre à l’autre, et à la façon dont Djian renouvelle la perception de ce que peut être le « style » dans la création contemporaine. Il s’agira également de réfléchir à l’inscription de cette œuvre dans un horizon intermédial, où littérature, cinéma et musique se croisent et se répondent. Scénariste ou adaptateur de ses propres romans, Djian a contribué à quelques pages mémorables du cinéma français.

    En interrogeant Philippe Djian à travers ses expérimentations stylistiques et génériques, ces journées souhaitent mettre en lumière une œuvre en mouvement, qui dit le monde, donne le ton, « tient la note », observe, et propose.

    Vos projets de communication (en 300 mots avec une courte biobibliographie) sont à envoyer d’ici le 31 janvier 2026 à elodie.burle@univ-amu.fr et joel.july@univ-amu.fr.

    Comité scientifique

    • Nicolas BIANCHI, MCF université de Toulouse- Jean Jaurès
    • Elodie BURLE, MCF AMU
    • Stéphane CHAUDIER, PR Université de Lille
    • Bernard JEANNOT, MCF université de Nancy
    • Joël JULY, MCF AMU 
    • Jean-Marc QUARANTA, MCF HDR AMU
  • Genesis, n° 61 : (S’)interdire (dir. Elise Nottet-Chedeville)

    Ce volume s’intéresse à la genèse du tabou en invitant à mesurer, dans les avant-textes ou la genèse post-éditoriale des œuvres littéraires, le rôle joué par les impératifs de la morale discursive. 

    Le numéro analyse quels sont les domaines et les sphères langagières dans lesquels l’écrivain exerce un contrôle de lui-même, de quelle manière il le fait, à quelles fins, et quelles sont les poétiques d’écriture ainsi dessinées par ces interdits qui œuvrent. La diversité des contributions (portant sur différents genres et siècles) met en évidence combien les opérations d’autocensure déterminent un ensemble de stratégies discursives et littéraires agissant comme de réelles dynamiques d’écriture. Les articles présentés dessinent, par-delà leurs singularités respectives, une cartographie génétique du tabou en étudiant ses différentes inscriptions chronologiques et génétiques, l’implication de tiers portant la voix tabouisante, le dialogisme inhérent à l’interdit, les motifs d’autocensure, la plus ou moins grande conscientisation de la tabouisation, la diversité des stratégies discursives déployées pour ne pas dire, et enfin la réorientation générale de l’œuvre qu’entraînent les opérations de tabouisation.

    Sommaire

    Présentation Élise Nottet-Chedeville, « (S’)interdire ? »

    ENJEUX

    Gilles Philippe, « Genèse post-éditoriale et esthétisation du tabou »

    Élise Nottet-Chedeville, « “Couvrez ce sein que je ne saurais voir.” De la “(dé)tabouisation” du féminin »

    ÉTUDES

    François Rouget, « Ronsard et la gestion du tabou »

    Leila Chevalley, « Des vertus génétiques du tabou. Sade : en quête d’une langue. »

    Lucie Nizard, « D’“elle se donne” à “elle cède” : le biais genré des corrections de Willy dans Claudine en ménage (1902) »

    Solène Lepinay, « Genèse des thèmes homosexuels dans Les Caves du Vatican d’André Gide : une prudente audace »

    Anne Garric, « Montrer, raconter, dire (et redire) l’interdit : la tabouisation de l’outrage maternel dans Histoire de l’œil et Le Bleu du ciel de Georges Bataille »

    Clara de Courson, « Fiction et transgression chez S. Corinna Bille : étude génétique de “L’Envoûtement”»

    ENTRETIEN

    Élise Nottet-Chedeville, « Mémoires d’écrivaine et d’éditrice. Entretien avec Annie Ernaux et Teresa Cremisi »

    INÉDIT

    Alain Boillat, « Le scénario du film Le Blé en herbe (1954), objet d’une tardive (auto)censure hétéronormative »

    VARIA

    Stéphanie Dord-Crouslé, « À l’interface du manuscrit et de l’imprimé : Flaubert et ses copistes »

    CHRONIQUES

    Comptes rendus d’ouvrages

    Nouvelles d’archives

  • Journée d’étude : « Grammaire de l’expressivité »

    Grammaire de l’expressivité
    Journée d’étude conclusive du séminaire LAF-4109
    Master de Lettres Modernes

    École Normale Supérieure Lyon
    Mercredi 17 décembre 2025
    15h – 20h

    Programme

    Présidence : Nicolas Laurent

    15h-15h20 : Dylan Estruch : Pour un prolongement de la notion guillaumienne d’expressivité

    15h20-15h40 : Claire Avaro : Évolution de l’emploi de l’adjectif petit : vers l’euphémisation de nos propos ?

    15h40-16h : Anthony Reynaud : Expressivité de la répétition. Le cas de la parole d’Écho dans les pastorales dramatiques d’Alexandre Hardy

    16h-16h30 : discussion 16h30-16h40 : pause

    Présidence : Céline Guillot

    16h40-17h : Laura Frantschi : Expressivité du ponctème etc. Un marqueur d’attitude ? Valeurs pragmatiques et énonciatives dans Le Voyage en Espagne (1843) de Théophile Gautier

    17h-17h20 : Sérène Perrel : Voilà ou la référence spectaculaire. Étude d’une chanson de Barbara Pravi

    17h20-17h40 : Clémence Saillard : « Pourquoi toi, tu parles en igo ? » : remarques sur l’expressivité des mots empruntés dans quelques textes du rap français

    17h40-18h10 : discussion 18h10-18h20 : pause

    Présidence : Agnès Fontvieille

    18h20-18h40 : Anna Spire-Serre : Avé l’assent. Expressivité des accents régionaux à l’écrit

    18h40-19h : Maëlle Montessuit : Vulgariser la philosophie grâce à l’expressivité d’un espace textuel et discursif : Philosophie magazine

    19h-19h20 : Julie Messager : La tempête Benjamin, une « bombe météorologique » : circulation d’une métaphore à travers un corpus médiatique

    19h20-19h50 : discussion

  • Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Colloque International

    Ambigüité / ambivalence (syntaxique, sémantique ou énonciative) en linguistique

    Université de Toulon

    27 et 28 novembre 2025

    Site du colloque :
    https://ambiguity-tln.sciencesconf.org/

    Présentation

    Colloque organisé grâce au soutien du laboratoire Babel (EA 2649) de l’Université de Toulon et de l’Association des Linguistes Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (ALAES).

    E-mail de contact : ambiguity-tln@sciencesconf.org

    Programme

    Vous trouverez le programme détaillé sur le site du colloque :

    https://ambiguity-tln.sciencesconf.org

    Télécharger le programme (PDF)

    Inscription

    L’accès aux conférences est libre sur présentation de la carte professionnelle ou de la carte d’étudiant ; en revanche, une inscription est obligatoire pour prendre part aux pauses-café et aux repas :

    https://formulaires.idemarches.univ-tln.fr/recherche/s-inscrire-au-colloque-babel-ambiguity

    (Les inscriptions étant bientôt closes, merci de contacter le comité d’organisation en cas de difficulté.)

    Comité d’organisation / scientifique

    Comité organisateur

    • Bénédicte Guillaume,
    • Élise Mathurin,
    • Michèle Monte,
    • Vanessa Saint-Martin,
    • Université de Toulon.

    Comité scientifique

    • Audrey Coussy (McGill University)
    • Barbara Dancygier (University of British Columbia)
    • Antin Fougner Rydning (Universitetet i Oslo)
    • Laure Gardelle (Université Grenoble-Alpes)
    • María Isabel González-Rey (Universidad de Santiago de Compostela)
    • Michelle Lecolle (Sorbonne Nouvelle)
    • Laëtitia Leonarduzzi (Université d’Aix-Marseille)
    • Natalia López-Cortés (Universidad de Zaragoza)
    • Blandine Pennec (Université Toulouse II – Jean Jaurès)
    • Myriam Ponge (Université Paris 8)
    • Graham Ranger (Avignon Université)
    • Fabio Reggatin (Università degli Studi di Udine)
    • Corinne Rossari (Université de Neuchâtel)
    • Pascale Roux (Université Lumière Lyon 2)
    • Mohamed Saki (Université de Bretagne Occidentale)
    • Martine Sekali (Université de Nanterre)
    • Denis Vigier (Université Lumière Lyon 2)
    • Esme Winter-Froemel (Universität Würtzburg)
  • Études littéraires – « Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au XIXe siècle »

    Études littéraires n°54.1

    Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au XIXe siècle

    codirigé par :

    • Lucie Nizard (Université de Genève) et
    • Nicolas Duriau (École Normale Supérieure de Lyon-Oxford University / Fondation Wiener-Anspach)

    2025, 290 pages

    Accéder au numéro sur Érudit

    Vient de paraître le n°54.1 de la revue Études littéraires, Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au XIXe siècle, codirigé par Lucie Nizard (Université de Genève) et Nicolas Duriau (École Normale Supérieure de Lyon-Oxford University/Fondation Wiener-Anspach). Ce dossier se propose d’explorer, du Premier Empire à la Belle Époque, la façon dont le(s) non-dit(s) du genre et de la sexualité participe(nt) à la banalisation de l’idéologie de la différence et de la hiérarchie des sexes, tout en ouvrant des espaces de dialogues – ou de « blancs » – où peuvent se déconstruire les identités, les désirs et les pratiques données pour naturelles – ou pour « vraies » – au XIXe siècle. Au détour du texte littéraire, en particulier romanesque, les contributeur·ices (re)lisent l’oeuvre de romancier·ères canoniques (Flaubert, Zola, Sand, etc.), comme d’auteur·ices en voie de redécouverte (Choiseul-Meuse, La Vaudère, Rachilde, etc.), au prisme de problématiques telles que la représentation, plus au moins implicite aux yeux des lecteur·ices contemporain·es, des violences sexistes et sexuelles, des homosexualités ou de l’inceste. Non seulement la conséquence d’une censure morale qui pèse sur la Librairie, mais aussi l’effet d’un travail d’orfèvre, tantôt pour aiguillonner un public averti, tantôt pour mettre en scène – et dénoncer – les silences dont sont victimes les laissé·es-pour-compte de l’ordre sexuel, l’implicitation est un outil stylistique, rhétorique, et narratologique volontiers exploité par les écrivain·es étudié·es. Dans une approche méthodologique qui doit beaucoup à l’analyse du discours – ou à la sociocritique –, il s’agit d’éclairer la façon dont le non-dit se fait démarche « poétique » (au sens littéraire autant qu’étymologique, soit de fabrication, mais aussi de démantèlement du langage phallogocentrique) dans le roman du long XIXe siècle ».

    Présentation

    Feuilleter la présentation (PDF).

    Sommaire

    Non-dit(s) du genre et de la sexualité dans le roman d’expression française au xixe siècle

    Ce dossier a été préparé sous la direction de Nicolas Duriau et Lucie Nizard

    Nicolas Duriau et Lucie Nizard
    Introduction – Non-dits du genre, vérités du sexe au xixe siècle

    ÉTUDES

    Mélissa Thiriot
    « La chasse aux papillons » de Félicité de Choiseul-Meuse, ou les ambiguïtés du non-dit dans le roman érotique au féminin (1807-1809)

    Sophie Ménard
    Ratés de l’ordre sexuel : la « brutalité des hommes » et l’insatisfaction féminine dans quelques textes sandiens de 1832

    David Bélanger et Léonore Brassard
    Métamorphose des genres. Mégenrer la lecture dans Novembre (1842) et Madame Bovary (1857)

    Shauna Heck
    Lorsque le « vol blanc des lesbiennes » passe : écrire sans dire, ou la suggestion du lesbianisme dans La Curée (1871)

    Marie Kawthar Daouda
    Ce désir innommable. De l’inceste comme apocalypse dans le roman décadent (1884-1897)

    Elinor Knutsen
    Poétique de la suggestion et implicites sexuels d’une violence de genre dans Monsieur Vénus de Rachilde (1884) et Bruges-la-Morte de Rodenbach (1892)

    Camille Clère
    « Vous n’êtes donc jamais souffrante ? » : Les non-dits de l’ovariectomie dans Les Demi-sexes de Jane de la Vaudère (1897) et Les Florifères de Camille Pert (1898)

    Camille Islert
    Du déjà dit au non-dit : reprises et inversions dans Les Demi-sexes de Jane de la Vaudère (1897)

    Eloïse Grommerch
    « Voir autrement » l’homosexualité masculine : L’Autre vue de Georges Eekhoud (1904)

    ANALYSES

    Gabriel Proulx
    Filles trouées : fragmentation et reconfiguration post-traumatique chez Marie-Pier Lafontaine et Michelle Lapierre-Dallaire

    Patrick Thériault
    L’art de la satire, ou l’adresse au tir. Notes sur « Le Galant Tireur » de Baudelaire

    Robert Dion et Andrée Mercier
    Les recatégorisations du personnage secondaire dans les littératures française et québécoise contemporaines. Une étude de la secondarité narrative et thématique

    Nataša Raschi
    Les traductions des œuvres de Newton en France au XVIIIe siècle

    Notices sur les collaborateurs et collaboratrices
    Résumés / Abstracts

  • Les formes de la mémoire

    Colloque international « Les formes de la mémoire« 

    Laboratoire ALTER de l’UPPA

    Du 5 au 7 novembre 2025

    Campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence – Plan du campus – PDF)

    Du 5 au 7 novembre 2025, le laboratoire ALTER de l’UPPA organise un colloque international sur le thème « Les formes de la mémoire » sur le campus de Pau (amphithéâtre de la Présidence). 

    Il sera consacré à la langue de la mémoire dans la littérature, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira d’explorer les manifestations formelles de la mémoire, la construction d’une mémorisation par les ressources langagières ou encore la mise en forme du souvenir grâce aux interventions et discussions avec les chercheurs. 

    Comité d’organisation

    Julie Gallego (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) julie.gallego @ univ-pau.fr

    Bérengère Moricheau-Airaud (Arts/Langages : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) berengere.moricheau-airaud @ univ-pau.fr

    Cécile Rochelois (Arts/Langage : Transitions & Relations, ALTER ; Université de Pau et des Pays de l’Adour, UPPA) cecile.rochelois @ univ-pau.fr

    Programme

    Télécharger le programme du Colloque international « Les formes de la mémoire«  (PDF)

    Mercredi 5 novembre

    • 13h30  Accueil des participants
    • 14h  Ouverture du colloque par Laurent Bordes, Président de l’UPPA, et Hélène Laplace-Claverie, directrice d’ALTER – Introduction par les organisatrices, Julie Gallego, Bérengère Moricheau-Airaud, Cécile Rochelois
    • 14h30-16h  Origines de la mémoire – Session présidée par Claire Vieilleville
      • Alain Blanc, Université de Rouen-Normandie, « Le vocabulaire de la mémoire et du souvenir en grec ancien et son reflet dans l’anthroponymie grecque »
      • Lise Forment, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La transitionnalité de la littérature : pour une “mémoire du futur” »
      • Maria Margherita Cardella, Université de Milan, « Sur les racines indo-européennes de la mémoire (*men et *(s)mer) dans les Gāθā avestiques »
         
    • 16h30-18h Rhétoriques de la mémoire – Session présidée par Christopher Lucken
      • Valérie Fasseur, Université Paul-Valéry Montpellier III, « Frapper la mémoire. Fonction mnémotechnique de l’image violente dans la littérature allégorique médiévale »
      • Sarah Cusset, Université Lumière Lyon 2, « Tous les poins et tous les passages. Quelques itinéraires mnémoniques de l’Ovide moralisé »
      • Léa Gariglietti, Université de Reims Champagne-Ardenne, « “L’heureuse mémoire” de Nicolas de Verdun : des éloges à la pratique mnémonique »
         
    • 18h15  Inauguration de l’exposition « Les formes de la mémoire en bande dessinée », hall STEE. Expositions de reproductions de planches d’Étienne Davodeau, Élodie Durand et Jean-Louis Tripp, et revue Ébullitions.
       
    • 20h Cinéma Saint-Louis (centre ville) : projection des Années Super 8 et rencontre avec le réalisateur, David Ernaux-Briot. Rencontre animée par Sylvain Dreyer, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

    Jeudi 6 novembre

    • 9h-10h Linguistiques de la mémoire – Session présidée par Marie-Françoise Marein
      • Thierry Capmartin, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire, le langage, l’imagination chez P. Ricœur. La mémoire ricœurienne avant L’histoire, la mémoire, l’oubli  »
      • Marie-Dominique Joffre, Université de Poitiers, « L’emploi de iste : jouer avec la mémoire » 
         
    • 10h15-11h45  Histoire et mémoires – Session présidée par Laura Baldacchino
      • Adrien Bresson, Université Jean Monnet Saint-Étienne, « Réminiscence et mémoire littéraires dans l’Éloge de Justin II de Corippe »
      • Pierre Courroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Le Dit des roys. Une chronique-liste rimée du xve siècle récitée comme une comptine ? »
      • Francesco Montorsi, Université Lumière Lyon 2, « Énumérer la Table Ronde. Listes de chevaliers et mémoires arthuriennes aux XVIe et XVIIe siècles »
         
    • 13h30-15h30  Identités et mémoire – Session présidée par Riccardo Barontini
      • Carmen Avram, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire des murs : mythes et sacrifices. Réflexions autour d’une légende roumaine »
      • Franck Miroux, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Altération des mémoires et fragmentation identitaire dans Winter in the Blood de James Welch »
      • Alban Pichon, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Inoubliables regards-caméra : modalités et puissances d’une mémoire cinématographique »
      • Arnaud Schmitt, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La rhétorique du doute et de la justification dans l’autobiographie contemporaine »
         
    • 16h -17h30 Table ronde « Les formes de la mémoire en bande dessinée » – Rencontre avec Étienne Davodeau (Là où tu vas. Voyage au pays de la mémoire qui flanche, Futuropolis, octobre 2025), Élodie Durand (La Parenthèse, Delcourt, 2018) et Jean-Louis Tripp (Le Petit Frère et Un Père, Casterman, 2022 et 2025). En partenariat avec le réseau 3RBD et la MSHS de Poitiers.
       

    Vendredi 7 novembre

    • 9h-10h L’art de la formule – Session présidée par Fabia Guillen
      • Christopher Lucken, Université Paris 8, « Poésie épique, mémoire et style formulaire »
      • Baptiste Laïd, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « “Instruire et rappeler” : les procédés formels de l’aphorisme dans la Disciplina Clericalis et ses traductions françaises »
         
    • 10h30-12h Stylistiques de la mémoire – Session présidée par Geneviève Henrot
      • Claire Badiou-Monferran, Université Sorbonne nouvelle, « “Émergence”, “rémanence” et mémoire littéraire : l’exemple des contes de fées »
      • Cécile Narjoux, Université de Paris-Cité, « Mémoire blessée, syntaxe traumatique : les formes du souvenir dans Des hommes de Laurent Mauvignier »
      • Isabelle Serça, Université Toulouse Jean-Jaurès, « La phrase, unité de mémoire »
         
    • 13h30-14h30 Mémoires proustiennes – Session présidée par Isabelle Serça
      • Geneviève Henrot, Université de Padoue, « La mémoire involontaire comme « formant » d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust »
      • Ludovico Monaci, Université de Padoue, « La série adjectivale et l’architecture mémorielle : une figure de style proustienne entre la Recherche, la Correspondance et la lexicométrie »
         
    • 14h45-16h15 Quand la mémoire entre en scène – Session présidée par Françoise Buisson
      • Maïwenn L’Haridon-Moreau, Université Lumière Lyon 2, « D’une injonction à l’oubli au “devoir de mémoire” : impliquer la mémoire des spectateurs antiques dans le spectacle théâtral »
      • Puerto Gómez Corredera, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « La mémoire au théâtre : réécriture, mise en scène et stratégies de mémorisation dans la tragédie contemporaine »
      • Christian Peytavy, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Approche des enjeux et procédés mémoriels dans le texte théâtral madrilène au XVIIIe siècle »
  • Le stand-up en France. Discours, pratiques, enjeux

    Le stand-up en France. Discours, pratiques, enjeux.

    Autrices : Florence Leca Mercier (dir.) avec la collaboration de Zoi Kaisarli

    Éditions Academia

    Collection au cœur des textes, n°47

    Lieu et date d’édition : Louvain-la-Neuve, 2025

    211 pages

    ISBN : 978-2-8061-3868-2

    Présentation

    Art de la scène très actuel, le stand-up suscite depuis quelques années l’intérêt croissant des académiques, mais n’a que peu fait l’objet d’études portant spécifiquement sur son discours comique.
    Cet ouvrage s’adresse donc à la fois aux spécialistes de l’humour et du spectacle vivant, et à celles et ceux qui souhaitent découvrir l’univers du stand-up et mieux cerner, du point de vue de la production et de la réception, ce genre discursif original.
    Incluant une synthèse d’entretiens avec des stand-uppeurs et des stand-uppeuses, il intéressera également les professionnels de l’industrie du stand-up, humoristes, programmateurs artistiques ou autres, souhaitant en savoir plus sur le cadre théorique du genre.
    Enfin, tous les passionnés du stand-up, cet art en apparence simple et en réalité si complexe, trouveront dans ce livre matière à réflexion.

    Table des matières

    Première partie

    Le stand-up français : histoire et société

    Alain Vaillant (Université Paris Nanterre)

    Le stand-up avant le stand-up : de l’anthropologie du rire à l’histoire culturelle

    Jonathan Ervine (Bangor University)

    Et si le stand-up n’appartenait pas à la culture urbaine ?

    Magali Bigey (Université de Franche-Comté)

    Le stand-up au prisme de sa réception

    Nelly Quemener (Celsa-Sorbonne Université)

    Le potentiel polémique du stand-up

    Catherine Chauvin (Université de Lorraine-IDEA F-54000 Nancy)

    Quelles différences rhétoriques entre le stand-up en anglais et en français ? Considérations générales, et réflexion sur un cas : le tutoiement

    Camille Noël (UMONS-UPHF)

    L’humour nord-américain et son adaptation à la scène française

    Deuxième partie

    Dans la fabrique du discours stand-uppien

    Dominique Maingueneau (Sorbonne Université)

    Le stand-up : une scène d’énonciation

    Ruggero Druetta (Università degli studi di Torino)

    Le statut de l’argumentation dans le stand-up

    Zoi Kaisarli (Sorbonne Université)

    La voix du stand-uppeur : observer l’évolution prosodique de l’Open Mic au Special

    Aude Laferrière (Université Jean Monnet-Saint-Étienne)

    « Je me suis mis dernièrement à écrire des petites nouvelles. Évidemment c’est pas mon truc. D’habitude, j’écris des sketchs » (Denis Maréchal) : « Nadège » ou le stand- up au risque de l’écrit

    Astrid Sentis (ENS-Ulm)

    Texte, ethos et style dans le stand-up de Blanche Gardin

    Caterina Scaccia (Israel Institute of Technology, Haifa)

    Les enjeux sociaux dans le stand-up : maniement humoristique de l’ethnocentrisme dans Décalage de Gad Elmaleh

    Troisième partie

    La voix des professionnels

    Entretiens avec des professionnels et des professionnelles du stand-up, conduits par Zoi Kaisarli

    Bibliographie

    Biographie

    Florence Leca Mercier est maîtresse de conférences à Sorbonne Université, où elle enseigne la grammaire et la stylistique. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur l’humour et l’ironie, dans la littérature ou sur la scène contemporaine. Elle a publié en particulier avec Anne-Marie Paillet, Le sens de l’humour (Academia, 2018).
    Zoi Kaisarli est doctorante en langue française à Sorbonne Université. Elle se spécialise dans l’analyse du discours humoristique du stand-up et ses particularités génériques en France. Ses intérêts scientifiques portent surtout sur les questions linguistiques liées à la pragmatique et à l’énonciation.

    Couverture

  • Manières de parler pour. Enjeux, limites et réinventions des dispositifs de porte-parolat (revue Pratiques)

    Appel à Articles 213-214

    Manières de parler pour.
    Enjeux, limites et réinventions des dispositifs de porte-parolat

    Coordination du numéro

    • Charlotte Lacoste (Crem, Université de Lorraine) et
    • Sophie Milcent-Lawson (LIS, Université de Lorraine).

    Calendrier

    • 15 janvier 2026 : Date limite d’envoi des propositions d’articles (voir modalités en page 13).
    • 6 février 2026 : notification d’acceptation ou de refus de la proposition aux auteur·rices.
    • 1er juillet 2026 : Date limite d’envoi des articles finalisés pour expertise en double aveugle (entre 40 000 et 45 000 signes).
    • Juillet 2027 : Sortie du numéro de Pratiques.

    Propositions d’articles et renseignements, écrire conjointement à :

    URL de référence : https://crem.univ-lorraine.fr/recherche/appels-a-contributions/pratiques-213-214

    Appel

    Devant le foisonnement de réflexions, d’expérimentations et de propositions théoriques ayant émergé, ces dernières années, concernant la représentation de la parole de tiers (vivants ou morts, humains ou non) qui, sans cette médiation énonciative, resteraient inaudibles, la revue Pratiques se propose d’examiner, au plus près des textes et des discours, la manière dont s’y prennent en pratique celles et ceux qui se chargent de parler pour un groupe social ou toute autre entité, et tentent par là même de remédier aux (nouveaux) problèmes éthiques, esthétiques et politiques que posent les dispositifs de délégation de parole.[…] Le dossier prendra appui sur les apports théoriques de l’ensemble de ces recherches pour analyser et documenter, par un travail sur corpus, la manière dont le monde social en général, et les arts et la littérature contemporaine en particulier, intègrent les nouveaux scrupules éthiques liés aux questions d’égalité d’accès à la parole et surmontent la contradiction qui en résulte : comment parler pour les dominé·es, plaider leur cause et faire entendre jusqu’aux revendications (putatives) d’entités non-humaines, sans reconduire des formes de violences symboliques ? On s’attachera plus précisément à recenser les propositions politiques, éthiques et esthétiques qui convoquent un dispositif de porte-parolat – l’auscultent ou l’interrogent, le contournent ou le détournent, le réinventent ou le bannissent au profit d’autre chose.Toutes les disciplines sont bienvenues du moment que les auteur·ices recourent à des analyses de cas et/ou de corpus permettant d’étudier les caractéristiques des types de discours produits dans le cadre du porte-parolat (ou assimilé), et d’envisager, au plus près des textes, des œuvres et des discours, la complexité des nouveaux protocoles de délégation de parole qui ont fleuri sur la scène publique, littéraire et artistique. 

  • Le Mot fatal. Langage, pouvoir et trait d’esprit dans La Comédie humaine de Balzac

    Le Mot fatal
    Langage, pouvoir et trait d’esprit dans La Comédie humaine de Balzac

    Laélia Véron

    Editeur : Classiques Garnier
    Collection :  Études romantiques et dix-neuviémistes, n°147
    Série : Balzac, n° 13

    27/08/2025 – 483 pages – ISBN 978-2-406-18784-4

    Résumé

    Il y a des mots qui tuent dans l’univers balzacien. Décoché comme une flèche, le trait d’esprit se doit d’atteindre une cible, de ravir un public qui va valider ou non son effet. Performance négociée entre locuteur et groupe social, le trait d’esprit pose la question d’un style politique et social.

    Table des matières

  • Grevisse de l’étudiant – Figures de style

    Grevisse de l’étudiant – Figures de style
    Emily Lombardero

    Edition : De Boeck Supérieur
    Collection : Grevisse langue française

    1e édition – août 2025 – 256 pages – ISBN 978-2-8073-6628-2

    Présentation

    La référence Grevisse en stylistique

    La référence en stylistique

    • complète : les figures de styles et les procédés littéraires classés, expliqués et illustrés d’exemples empruntés à la littérature française du XVIe au XXIe siècle
    • actuelle : la stylistique à la lumière de la recherche récente
    • méthodique: de l’unité sonore du phonème à l’unité énonciative du discours en passant par celles du mot, du syntagme et de la phrase
    • pratique : les notions essentielles, des renvois, un riche index de 1500 occurrences, des encadrés répondant aux questions terminologiques fréquentes
    • didactique : la méthode de l’analyse stylistique expliquée pas à pas + cinq exemples de commentaires stylistiques rédigés, à partir de cinq textes littéraires classiques et contemporains

    La référence des étudiants en Lettres Lettres modernes, Lettres classiques, Grammaire, Sciences du langage, MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation). Prépas. CAPES et Agrégation.

    Table des matières