Parutions récentes | Association Internationale de Stylistique

Parutions récentes

Métaphore et argumentation

Marc Bonhomme, Anne-Marie Paillet et Philippe Wahl (coord.)

Parution : 10/08/2017
Édition : Academia
Collection : Au cœur des textes
Numéro : 33
ISBN : 978-2-8061-0356-7
Format : 13,5*21,5 cm
Pages : 376
Prix : 36,50 €

La métaphore a fait l’objet de nombreuses publications, mais son exploitation argumentative a suscité peu d’investigations systématiques en dépit de ses enjeux. L’objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune en cernant le rôle de la métaphore dans l’argumentation, mais surtout en faisant retour sur la figure elle-même, pour décrire son potentiel argumentatif et la nature de ses manifestations. Ce projet suppose d’affronter l’instabilité conceptuelle des notions de métaphore et d’argumentation, pour mieux saisir leur interaction. L’argumentation métaphorique, parce qu’elle mise moins sur la raison que sur la persuasion, s’expose aux griefs de l’artifice, voire de la manipulation. Mais la composante argumentative de la métaphore, envisagée ici à travers ses ressorts et son rendement discursif, révèle la plasticité et l’efficacité de la figure.
L’ouvrage réunit dix-huit études de spécialistes de rhétorique, de sémantique, d’analyse du discours et de stylistique, portant sur des corpus divers : discours littéraire, philosophique, scientifique, politique, médiatique, proverbial… Il est organisé en trois sections.
L’argumentation métaphorique, d’abord éclairée par une relecture des textes fondateurs de la rhétorique antique, est ensuite soumise à un recadrage théorique rendant compte de ses modes d’actualisation. Enfin, son étude dans des discours variés selon les époques et les genres montre le rôle de l’interprétation pour l’appréhension de ses stratégies d’influence.

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Chanson. Du collectif à l’intime

Dir. : Joël July

Ed. : PUP, Aix-en-Provence, octobre 2016

Coll. : Chants Sons

Flyer PUP Chanson Du collectif à l’intime

Nous sommes face à un paradoxe : la chanson, art majeur qui donne, depuis toujours et encore aujourd’hui, tous les gages de la création et de la réception collectives et communautaires, se vit par l’auditeur comme une expérience singulière où l’intime perce à fleur de lèvres. D’un côté un ensemble d’artistes et de techniciens qui se la partage ; de l’autre un public qui la partage et pourtant, l’impression, forcément truquée, que c’est un seul individu qui s’exprime pour un seul individu qui écoute. Cet ouvrage, collectif lui-même, fait le point sur ce paradoxe, l’illustre et l’explique. Il aborde des répertoires divers (rap, chansons à texte, chansons du monde, scènes contemporaines) aussi bien par le biais de l’analyse des textes, de la musique, de la mise en voix et du recours à plusieurs médias.

  • La table des matières

Singulièrement pluriel : présentation du recueil.

Joël July, Université d’Aix-Marseille

 

Partie I : Chanter pour le groupe

Fréhel : de la porte-parole d’un groupe à un effet d’intime.

Audrey Coudevylle-Vue, Université de Valenciennes

La chanson cubaine à l’épreuve de l’expérience révolutionnaire.

Marc Villetelle, Université de Toulouse-Le-Mirail

Le rap peut-il aborder la question de l’intimité ? Les productions du groupe IAM.

Jean-Marie Jacono, Université d’Aix-Marseille

L’introspection collective dans le rap de Chiens de paille.

Giovanni Privitera, Université d’Aix-Marseille

Voix épiques et voix lyriques dans le rap français.

Bettina Ghio, Université Paris III

 

Partie II : L’exhibition textuelle de l’intime

La représentation chantée de l’intime face aux évolutions de la société italienne.

Céline Pruvost, Université d’Amiens

La mort et le deuil au prisme de la chanson.

Cécile Prévost-Thomas, Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Deuil, testament, cortège. La mort par Brassens désamorcée.

Perle Abbrugiati, Université d’Aix-Marseille

Zazie et l’invention de soi : « Si j’étais moi ».

Anne Strasser, Université de Lorraine

 

Partie III : L’exhibition vocale de l’intime

L’intime comme effet de la praxis énonciative.

Martine Groccia, Université Lyon II

Je suis seule, ce soir… un sujet qui se chante.

Joëlle Deniot, Université de Nantes

Barbara, l’influence de la voix sur l’écriture.

Gilles Courtillon, Université Rennes II

 

Partie IV : Réception de l’intimité

La chanson d’amour, l’émotion, l’idée : éléments de dramaturgie métaphysique.

Stéphane Chaudier, Université de Saint-Étienne

La chanson qui nous point et celle qui nous étoile.

Stéphane Hirschi, Université de Valenciennes

Du rapport texte/musique à la relation auditeur/œuvre.

Fabien Rouan, Université Rennes II

 

Partie V : Le collectif face à la diversité des medias

La chanson comique et les personnages du music-hall.

Mat Pirès, Université de Franche-Comté

De l’influence du medium cinématographique sur le statut de la chanson

Marie Cadalanu, Université de Caen

J’ai rencontré Philippe Meyer : dans l’intimité de l’émission La prochaine fois je vous le chanterai…

Brigitte Buffard-Moret, Université d’Artois

Les chansons comme voies/voix d´expression des tensions entre l´intime et le collectif dans le film en chanté Jeanne et le garçon formidable (1998).

Renaud Lagabrielle, Université de Vienne (Autriche)

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Bons mots, jeux de mots, jeux sur les mots : de la création à la réception

Directeur : Brigitte Buffard-Moret

Parution : Décembre 2015
Édition : Artois Presses Université
Collection : Études linguistiques
ISBN : 978-2-84832-221-6
Dimensions : 16×24 cm, 240 pages
Prix : 22 €

« Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église », dit le Christ dans l’Évangile de Saint-Mathieu ; « Fiel ! mon zébu ! », s’exclame Madame de Perleminouze dans Un Mot pour un autre de Tardieu ; « Il a du bobo, Léon ; il porte un bandeau, Léon », chante Boby Lapointe. Qu’ont en commun toutes ces citations ? d’être fondées sur des bons mots, des jeux de mots ou des jeux sur les mots.

Les uns et les autres sont de tous les temps, de tous les pays, de tous les types d’écrits et de discours. Ils sont présents sur la scène politique comme sur celle du théâtre, dans la publicité comme dans la grande littérature, au cœur des chansons comme dans le champ de la psychanalyse. Boutade, mot d’esprit, calembour, charade, mot-valise, rime, anagramme, contrepèterie, « antistrophe » en sont autant de déclinaisons, et la liste est loin d’être close.

Comment fonctionnent-ils ? Peuvent-ils passer d’une culture à une autre, d’une langue à une autre ? Pourquoi joue-t-on ainsi avec les mots ? Pour faire rire ou pour séduire ? à dessein ou malgré soi ? Autant de questions qui intéressent de nombreux domaines – linguistique, stylistique, traductologie, psychanalyse –  et qu’explorent les articles de ce recueil croisant les points de vue de divers spécialistes, qui ont tous en commun leur amour des mots et des jeux qu’ils permettent.

Bons mots, jeux de mots, jeux sur les mots

 

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Philippe Jousset (dir.), L’Homme dans le style, et réciproquement, Novembre 2015, PUP, coll. « Textuelles »

On connaît la formule de Buffon à cause de son immense fortune et des interprétations contradictoires dont elle a été l’objet : « Le style est l’homme même ». Comment l’entendre ? Les contributions réunies dans L’homme dans le style, et réciproquement cherchent, à partir de réflexions théoriques et d’études de cas, à explorer certains aspects de cette vaste question. Pour mener cette enquête, la plupart des auteurs ont choisi de privilégier la notion d’ethos, héritée de la rhétorique antique, qui désigne le caractère, l’état d’âme, la disposition psychique que transmet, intentionnellement ou à son insu, celui qui parle ou écrit à travers son dire : l’« image » qu’il façonne de lui-même dans la matière du discours. Cette vieille notion remise à l’honneur au vingtième siècle permet de reconsidérer cette chimère d’homme et d’expression qu’est tout texte, c’est-à-dire les rapports du Sujet, toujours problématique, et du Texte en tant que celui-ci passe pour l’expression de ce Sujet.

Table des matières :

Avant-propos, « Style, mon beau souci… »

En guise de hors-d’œuvre : « L’œuvre ou la vie ? »

I. GENERALITES

Philippe Jousset, « Autour de la notion d’ethos. Un état des lieux »

Bruno Viard, « La différence qualitative sous les tirs croisés de la sociologie et de la psychologie (Bourdieu, Girard, Paul Diel) »

Stéphane Gallon, « Hugo, Stendhal. Style or not style ? That is the question »

Philippe Jousset, « Le style zéro ? Une conception marivaudienne du style »

Stéphane Chaudier, « Réflexions sur le style compliqué : Barthes »

 II. CAS d’ETHOS en LITTERATURE MODERNE

 Lucien Victor,  « Sur deux passages de L’Etranger. Pour une stylistique de Camus »

Meriem Ahmed, « André Gide : d’un éthos à l’autre ou Entre Apollon et Dionysos »

Abdelhamid Bougatf, « Le style simple dans Une vie ordinaire de Georges Perros »

Injazette Bouraoui Mabrouk, « Ethos et Style : Henri Michaux ou L’avènement du sujet précaire »

Mustapha Trabelsi, « Style et ethos dans la littérature contemporaine. La Place d’Annie Ernaux »

Saïda Arfaoui, « Le style « à-pic » de Pascal Quignard : Une expérience du vertige originaire »

 III. ETHOS CONTEMPORAIN, ETHOS EXPERIMENTAL

Soumaya Zroud, « Je suis l’autre ou L’Ethos chez Gérard Macé »

Henry Hernández Bayter, « Les Colombiens, les groupes armés illégaux et moi (Alvaro Uribe Velez). Construction d’ethos dans le discours de conseils communaux »

Joël July, « Que reste-t-il de nos ethe ? »

Anna Arzoumanov, « De l’art ou du cochon ? » Controverses sur le style de Marcela Iacub

Nathan Bennett, « L’ethos du mécanicien : pratiques artisanales et pratique littéraire dans Mécanique de François Bon »

Laurence Rosier, « L’éthos sur Facebook : l’autofiction en interaction »

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La traditionnelle journée d’agrégation organisée par l’UFR de Langue française de Paris-Sorbonne a eu lieu le 7 novembre 2015 et les actes sont en vente aux PUPS.

Pour en voir le programme et le contenu : http://pups.paris-sorbonne.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/styles-genres-auteurs/styles-genres-auteurs-15

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http://pratiques.revues.org/2374

PRATIQUES 165-166 | 2015

Étudier les figures en contexte : quels enjeux ?

Sous la direction de Lucile Gaudin-Bordes et Geneviève Salvan

 

Couverture Pratiques 165-166

 

Dans la dynamique des travaux qui ont conduit ces dernières années à repenser le champ des figures du discours, parmi lesquels on peut citer ceux de C. Détrie en praxématique, ceux de M. Bonhomme en pragmatique, ou encore ceux d’A. Rabatel abordant les figures en termes de point de vue, nous souhaitons poursuivre l’analyse discursive des figures en posant la question de leur contextualisation. Les articles réunis dans ce numéro, relevant d’approches linguistiques et théoriques diverses, sont des études de corpus et partagent l’attention au contexte dans l’analyse des figures du discours. Ces articles proviennent d’une sélection de communications présentées lors du colloque Figures du discours et contextualisation (Nice, 3-5 octobre 2013), enrichie de trois articles inédits, dont deux à visée didactique. Le présent numéro se donne pour objectif de faire dialoguer ces différentes approches en soulignant ce que ce dialogue apporte à l’étude des figures en contexte.


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RIDHA BOURKHIS :

triompher du vent

modifier la teinte du jour

 « L’autre été, t’en souviens-tu ?, tu étais jeune et sous tes cheveux bouclés germaient mille illusions multicolores. J’étais belle et éprise, révoltée et tenace, plus fiable et sûre que toutes tes chimères, une jument splendide et fière sur les sables ou une lune dans la paume de ta main. Je t’ai abrité dans mes cils et baisé tes yeux… »

(195 pages, format 14X21, Illustration de la couverture : peinture de Najoua Bel Fekih Ghannouchi, Juillet 2015 ,

ISBN 978-2-35759066-3,Prix : 19 Euros)

C’est un livre qui réunit, en deux volets complémentaires, des Textes poétiques et des textes sur certaines notions comme « lapoéticité », « le régime de littérarité » « le lyrisme », « l’émotion », « L’image » ou encore « le rythme » ; des notions cardinales examinées ici en s’appuyant sur les théories de Roman Jakobson ou de Georges Molinié et à travers la poésie de Lionel Ray, Patrick Navaï, Pierre Reverdy, Mahmoud Darwich, Jean-Michel Maulpoix, Michel Collot, Arthur Rimbaud, Nizar Quabani, Mario Scalési, Georges Schehadé, Belgacem Ecchebbi, Marielle Ansalmo et Laurence Bougault. Des réflexions sur les Textes de ces poètes marquants, mais aussi des entretiens avec certains parmi eux qui, pour parler de cet art poétique qui est le leur, savent trouver les mots qui sonnent juste et qui sonnent vrai. Bonne lecture !

 

POUR TOUTES COMMANDES s’adresser à :

Editions AlfAbarre

24 rue le Brun

75013 Paris

FRANCE

 

 

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Semen 38 – Pragmatique de la répétition

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Comment les médias parlent des émotions.
L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn

Ouvrage dirigé par Alain Rabatel, Michèle Monte et Maria das Graças Soares Rodrigues
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Une étude de la presse internationale vient montrer comment les émotions se mettent au service des arguments.
L’affaire Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn est un des rares cas d’accusation de viol ayant eu un retentissement mondial en raison de
la personnalité de l’accusé. Sa couverture médiatique a engagé des questions d’éthique journalistique. Les nombreuses émotions suscitées par l’affaire ont évolué au fil des informations portées à la connaissance du public. Or si les émotions ont longtemps été conçues comme un obstacle à l’exercice de la raison,
elles sont aujourd’hui envisagées comme des modalités de l’argumentation. Ce sont ces modalités que l’ouvrage met en lumière dans les articles et les dessins de presse, les séries TV ou sur le web.

Spécialistes de linguistique textuelle et d’analyse des discours médiatiques, les responsables scientifiques de l’ouvrage ont rassemblé des analyses de corpus venant d’Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, États-Unis, France, Guinée (et autres pays d’Afrique francophone via le site de Jeune Afrique), Italie, Portugal,
Roumanie et Suisse.

 

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Revue de stylistique annuelle dirigée par Laure Himy, adaptée au programme de l’agrégation de Lettres modernes

Sommaire :

Joël July, Le Page disgracié : mise en spectacle de l’existence par les procédés de qualification anaphorique  Stéphane Chaudier, Stendhal casuiste ? ]Philippe Jousset, Poétique du pathos rectifié ]Stéphane Gallon, Capitale de la douleur, capitale des titres  Laurence Bougault, L’image  Marjolaine Vallin, La question du sublime dans Capitale de la douleur

 

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Genres et textes. Déterminations, évolutions, confrontations,
dirigé par Michèle Monte et Gilles Philippe,
Presses universitaires de Lyon, coll. « Textes & Langue », janvier 2014.
http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?id_produit=898

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’une nouvelle revue en ligne,  Exercices de rhétorique (édition Ellug, publication Cléo/OpenEdition) à l’adresse suivante:
http://rhetorique.revues.org/
Vous trouverez une présentation générale de la revue en tête du premier numéro (URL:http://rhetorique.revues.org/87): ancrée dans un projet méthodologique, elle est ouverte à tous les corpus textuels, sur toutes les périodes.
Nous vous redonnons ci-dessous la table des matières du numéro 1 | 2013 - Sur Racine et celle du numéro 2 | 2013 - Sur Virgile.

 

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André Petitjean et Jean-Paul Dufiet, Approche linguistique des textes dramatiques, Classiques Garnier, 2013

Cliquez sur le lien suivant pour accéder au document promotionnel en PDF : JdeMS01

 

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Albert Camus, l'histoire d'un style,
ouvrage collectif dirigé par Anne-Marie Paillet
éd. Academia Bruylant, Louvain-La-Neuve, 2013

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Paul Éluard : L’Inquiétude des formes
d’ Agnès Fontvieille-Cordani

«Parlez-moi des formes, j’ai grand besoin d’inquiétude.» L’inquiétude de Paul Éluard peut être envisagée à la lumière d’une réflexion sur les formes de «commun échange» qu’il engagea avec Jean Paulhan à l’occasion du lancement, en 1920, de la revue dadaïste Proverbe. Dans Capitale de la douleur (1926), abordant les formes en mouvement non pas comme des éléments abstraits qui auraient vocation à représenter le réel mais comme des objets de la réalité, Éluard compile, assemble, détruit, recolle les locutions et phrases du tout-venant pour parvenir à ce que Tristan Tzara appelle la « petite folie collective d’un plaisir sonore ». Mais « parler sans avoir rien à dire », c’est encore chercher l’énergie d’une voix dans les formules de la parole, choisir certaines images plutôt que d’autres, agrandir le champ de l’invention rhétorique en s’engageant dans une pratique figurale qui mette en œuvre un libre décloisonnement qui est aussi une morale des formes.
Inquiéter les formes ou se laisser inquiéter par elles, c’est, pour Éluard, redonner à la vision, à la pensée humaine mais aussi à la liberté toute la place qui leur revient.

Agnès Fontvieille-Cordani, maîtresse de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Lumière Lyon 2 (Passages XX-XXI, EA 4160), est spécialiste de l’œuvre de Paul Éluard. Elle a dirigé divers ouvrages critiques sur des écrivains du XXe siècle (Nathalie Sarraute et Jean Genet en particulier).

PDF en attaché : Paul Eluard. L’Inquiétude des formes

 

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De la part de Sophie Milcent Lawson : Publication des actes du colloque « Listes et Effets de liste » de Metz aux éditions Garnier. Voir le PDF en attaché.

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La Prose de Samuel Beckett
Configuration et progression discursives 
Dirigé par Julien Piat & Philippe Wahl

« Trouver une forme qui accommode le désordre, telle est aujourd’hui la tâche de l’artiste. »
La formule de Samuel Beckett sert de ligne directrice à cette réflexion collective sur la prose narrative de l’écrivain, attentive à l’évolution de sa poétique. Prenant acte de la résistance des textes à la lecture, l’étude décrit leur organisation par la combinaison de deux ressorts fondamentaux : les opérations de configuration, qui conditionnent l’appréhension de faits de style liant texture et structure ; un mode de progression fortement thématisé, impliquant l’énonciation elle-même dans une tension entre obligation et « empêchement ». Cette dialectique de la forme et du mouvement participe du rythme gouvernant le déploiement du discours.
L’analyse textuelle appliquée à différents paliers, selon divers paramètres linguistiques, permet de cerner les conditions paradoxales de la représentation, qui mettent en question le statut du sujet, l’imaginaire de la langue, les codes littéraires. Au-delà des effets de confusion, voire d’obscurité, le discours fait participer le lecteur aux jeux du langage, exploitant la palette de l’humour et de l’ironie. Le rôle croissant de l’imagination et de la perception dans la scénographie du processus d’écriture, l’évolution vers une syntaxe de la « bribe » confirment la pertinence de perspectives intersémiotiques (théâtre, peinture, musique) pour rendre compte d’une expérience esthétique toujours plus exigeante.
Julien Piat est maître de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Stendhal-Grenoble 3. Il a publiéL’Expérimentation syntaxique dans l’écriture du Nouveau Roman (1950-1960) : Beckett, Pinget, Simon (Honoré Champion, 2011) et a dirigé divers ouvrages, dont La Langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon (en collaboration avec Gilles Philippe, Fayard, 2009).

Philippe Wahl est maître de conférences en langue et stylistique françaises à l’Université Lumière Lyon 2. Directeur de la collection « Textes & Langue », il a dirigé plusieurs ouvrages aux Presses universitaires de Lyon : Lire Calet (1999), Nathalie Sarraute. Du tropisme à la phrase (en collaboration avec Agnès Fontvieille, 2003), La Syllepse, figure stylistique (en collaboration avec Yannick Chevalier, 2006).

Table de matières -
Présentation (Julien Piat & Philippe Wahl)

Textualisation 
I. Syntaxe et textualité
• La phrase et le texte (Georges Molinié)
• « Seul » : syntaxe de la sommation dans Compagnie (Franck Neveu)
• De la fragmentation syntaxique dans la prose tardive de Beckett (Ann Banfield)

II. Narration et fiction
• L’indifférence méthodique : fragments d’une poétique énonciative dans Molloy (Sophie Milcent-Lawson)
• « L’emploi de la deuxième personne est le fait de la voix. Celui de la troisième celui de l’autre. » Les enjeux communicationnels des derniers textes de Beckett (Julien Piat)

Énonciation
I. Postures d’énonciation
• L’oralité dans Malone meurt (Anne-Claire Gignoux)
• La voix qui s’exclame : modalité exclamative et affirmation de soi dans la trilogie de Beckett (Georges Mathieu)
• Allocution et ethos dans Molloy (Jürgen Siess)
• Molloy et les ombres chinoises de la philosophie (Jean-François Louette)

II. Figures réflexives
• Le vif du dire dans Malone meurt (Denis Vigier)
• Le grand écart, figure paradoxale de la cohérence dans Malone meurt (Catherine Rannoux)
• Réduplication et progression discursive dans la prose beckettienne (Marie-Albane Watine)
• Locutions stéréotypées et défigement dans L’Innommable (Pascale Mounier)

Composition

I. Combinaisons verbales et représentation
• Configurations de la syntaxe corporelle et progressions métadiscursives.
Pour un « inventaire de mes biens et possessions » (Yannick Chevalier)
• La ronde syntaxique du verbe (Agnès Fontvieille-Cordani)
• Combinaisons verbales et vérités relatives (Philippe Wahl)

II. Rythme et sens
• La « ritournelle » beckettienne, entre présence et absence virgulaires (Karine Germoni)
• De « signes sans sens » à « peut-être un sens » : configuration et progression textuelles dans Bing (Carla Taban)
• « Words and Music » : Structures musicales, schémas phrastiques et dispositifs textuels dans les récits de Samuel Beckett (Lionel Verdier)

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Perec artisan de la langue , dirigé par Véronique Montémont et Christelle Reggiani, PUL, collection T&L, 2012.
http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?

Dans la remarquable fortune posthume que connaît l’œuvre de Georges Perec, aujourd’hui salué comme un « classique », il est frappant que l’approche linguistique de ses textes ait presque toujours été négligée par la critique malgré son orientation d’abord formaliste. De fait, une telle perspective semble interdite par le discours explicite de l’écrivain. Georges Perec, « homme de lettres » au sens où il a affaire « aux lettres de l’alphabet », notait en 1965 : « je n’ai jamais fait vraiment attention aux formes : je ne me suis jamais demandé pourquoi j’écrivais comme ça et pas autrement. »
Ce volume prend le contrepied d’un tel discours en se donnant pour objet, au contraire, la langue de l’écrivain Perec. Il réunit donc des approches proprement linguistiques (lexique, ponctuation, énonciation, conséquences de contraintes « dures » comme le lipogramme…) et des réflexions stylistiques, à partir d’une interrogation fondamentale sur l’écriture « blanche ». Si le propos de ce livre n’est pas absolument sans précédents, il est cependant nouveau par beaucoup d’aspects à notamment par la présence, à la fin de l’article inaugural de Paulette Perec, d’une lettre inédite de Georges Perec, adressée en août 1959 à l’un de ses amis.

Véronique Montémont, maître de conférences en langue et littérature françaises à l’Université de Lorraine, est membre de l’ATILF-CNRS (où elle est responsable de la base de données Frantext) et de l’Institut universitaire de France. Elle a publié Jacques Roubaud, l’amour du nombre (Presses universitaires du Septentrion, 2004) et a codirigé Le Moi et ses modèlesavec Catherine Viollet (Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2009).

Christelle Reggiani
, ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), est professeur de langue et littérature françaises à l’Université Charles de Gaulle-Lille III. Elle a publié Rhétoriques de la contrainte. 
Georges Perec, l’Oulipo(Éditions InterUniversitaires, 1999), Éloquence du roman. Rhétorique, littérature et politique aux XIXe et XXe siècles(Genève, Droz, 2008), L’Éternel et l’Éphémère. Temporalités dans l’œuvre de Georges Perec (Rodopi, 2010), ainsi que de nombreux articles sur l’œuvre de Georges Perec.

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Commentaires stylistiques. XIXe et XXe siècle d’Anne-Claire Gignoux, Ellipses, collection CAPES/agrégation, 2013.

La stylistique applique à l’étude de la littérature des outils d’investigation linguistiques. La diversité de ces outils, issus des différentes sciences du langage, est au service d’une pratique, celle du commentaire de texte, dans laquelle la discipline révèle à la fois son ambition et son fondement?: cerner cet objet mystérieux qu’est la littérarité des textes, en étudiant le matériau verbal, les procédés de style, les composantes formelles de l’œuvre littéraire.
Le commentaire stylistique est donc un exercice exigeant auquel sont confrontés tous les étudiants en Lettres tout au long de leur parcours universitaire, et notamment aux concours du CAPES et de l’agrégation. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’aux enseignants et à tous ceux que l’analyse minutieuse des textes intéresse.
L’ouvrage comprend dix commentaires stylistiques. Les textes les plus récents, paradoxalement, ne sont pas les plus faciles à traiter?: un choix a été fait parmi des textes d’auteurs majeurs des XIXe et XXe?siècles?; l’accent a été mis sur le roman, genre qui règne en maître sur cette époque, mais les autres grands genres sont également représentés. Un glossaire en fin d’ouvrage permet de retrouver les définitions des outils stylistiques.
Anne Claire Gignoux est professeur agrégé et docteur ès lettres. Elle enseigne la stylistique et la grammaire à l’Université de Lyon 3.
id_produit=881http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?products_id=8895

Quelques liens bibliographiques vers des articles disponibles en ligne:

Le numéro 2 de Marges linguistiques: Approche interactive des faits de langue

Langue française. N°135, 2002. La stylistique entre rhétorique et linguistique.

Langages, 34e année, n°137, 2000. Sémiotique du discours et tensions rhétoriques.

Texto! Revue de sémantique interprétative

Questions de style: revue de stylistique sur les textes du concours de l’agrégation

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Laurence Bougault, Judith Wulf : StylistiqueS ?, PUR.

Premier colloque de l’AIS à Rennes II.

 

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Christine Chollier :  Qu’est-ce qui fait la valeur des textes ?

Si les sciences dures s’intéressent aux faits, reproductibles en laboratoire, les sciences de la culture produisent et transmettent des valeurs. Mais d’où les textes tirent-ils leur valeur ? De jugements extrinsèques (de la politique, la morale, la religion, l’esthétique, la communication, etc. qui disent ce qu’est le réel, le bon, le vrai, le beau, le juste) et/ou de critères intrinsèques que les interprétations permettent de travailler et de retravailler ? L’œuvre n’a-t-elle d’autre valeur que celle que des sujets divers (le Moi, le Monde, y compris le monde marchand) lui attribuent ? Ou n’a-t-elle d’autre valeur que celle que l’auteur y a déposée ?
Les articles rassemblés ici sont traversés par ces interrogations : comment un texte devient-il une œuvre ? Comment caractériser l’œuvre dans un corpus ? Où et comment construire le sens qui fait la valeur d’un texte ? Comment articuler valeurs externes et valeurs internes ?

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Laure Himy-Piéri, Stéphane Macé :  Stylistique de l’archaïsme, (dir.), P. U. de Bordeaux, 2010.

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Gilles Philippe, Julien Piat : La Langue littéraire (Fayard, 2010)

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Eve-Marie Halba : Petit manuel de stylistique, avril 2008 (avec exercices et corrigés)

Préface : Sylvie Freyermuth
Collection : Entre guillemets
Editeur : De Boeck – Duculot

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Anne Reboul : Rhétorique et stylistique de la fiction, Presses universitaires de Nancy

Ce livre, aux frontières de la philosophie et de la linguistique, propose une théorie de la fiction à l’intérieur de laquelle sont abordés différents problèmes stylistiques, notamment le style indirect libre et l’expression de la subjectivité dans le…

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Jacques Dürrenmatt : Stylistique de la poésie

Anne J.-P. Vinay et J. Darbelnet : (2004) Stylistique comparée du Français et de l’Anglais

Herschberg Pierrot : Stylistique de la prose (octobre 2003)

Altérité et mutations dans la langue : Pour une stylistique des littératures francophones de Samia Kassab-Charfi et Collectif (Broché – 2 juillet 2010

Joëlle Gardes Tamine : La stylistique Collection « Cursus »

Frédéric Calas et Dominique Rita Charbonneau : Méthode du commentaire stylistique

Frédéric Calas : Introduction à la stylistique (2007) HU linguistique

Brigitte Buffard-Moret :  Introduction à la stylistique (2009)

Nicolas Laurent :  Initiation à la stylistique (septembre 2001)

Karl Cogard  : Introduction à la stylistique  (2001)

FONTVIEILLE Agnès, WAHL Philippe :Nathalie Sarraute. Du tropisme à la phrase, 2003

Joël July, Les Mots de Barbara (PUP, 2004)